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On est loin des Beatles
Philippe Meilleur
10-02-2008 I 11h46
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C'est habituellement très mauvais signe quand un groupe de quatre jeunes hommes européens est comparé aux Beatles, mais rarement cette comparaison aura-t-elle paru aussi ridicule [O_O] qu'avec Tokio Hotel.
Nos radars nous confirment ce que plusieurs appréhendaient depuis longtemps : après avoir tout gagné en Europe, les quatre Allemands s'apprêtent à déverser leur pop-rock sur l'Amérique du Nord.
La première étape de cette invasion a eu lieu hier (09/02/08) dans un National bondé.
A qui s'adresse Tokio Hotel ? Demandons à Julie, barmaid de la salle. Une demi-heure après l'ouverture des portes, elle n'avait vendu qu'une seule bière.
"Et c'était à un père épuisé qui attendait dehors depuis 3 heures de l'après-midi avec ses deux petites filles", précise-t-elle. C'est bien ce qu'on pensait [moi perso pas compris le rapport xD]
Sans éclat
Les gars ont débuté avec leur premier extrait Ready, Set, Go, une sympathique pièce rock emballée pour les radios.
L'exécution manquait d'éclat, le bassiste Georg Listing ayant particulièrement les deux pieds dans le ciment. On souligne par contre la bonne performance vocale du chanteur Bill Kaulitz, dont la coupe de cheveux constitue par contre l'aspect le plus original de la formation. [>.<]
Les cheveux du chanteur Bill Kaulitz sont probablement la seule
touche originale de Tokio Hotel.
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Pendant moins de 55 minutes, le quatuor a enchaîné les ballades, ballades puissantes et rythmées, ajoutant au passage quelque brûlots à saveur emopunk qui avaient le mérite d'être accrocheurs.
Le pire dans toute cette histoire, c'est qu'on chuchote entre les branches que le groupe reviendra ici bientôt et qu'il devrait connaître un bon succès populaire.
Eh, misère...